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13 juillet 2017

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Construite dans la seconde moitié du XIIe siècle, sur l’emplacement d’un ancien temple romain dédié àApollon, l’église Saint-Georges n’était à l’origine qu’une simple chapelle abbatiale des « Dames de Saint-Menoux« . Elle ne devint église paroissiale qu’au XVIIIe siècle, et fut alors le siège d’un important archiprêtré du diocèse de Bourges, dont dépendaient quarante-sept paroisses.

Pendant la Révolution, elle est devenue dépositaire d’un trésor constitué par l’insigne Relique de la Vraie-Croix et une épine de la Sainte-Couronne, l’une et l’autre apportées à Bourbon en 1287 par Robert, le fils de Saint-Louis, époux de Béatrice, Dame de Bourbon et dernière descendante de la lignée des sires de Bourbon. Un trésor qui est parvenu jusqu’à nous après avoir connu moult vicissitudes et échappé aux plus grands dangers, lors des saturnales révolutionnaires de 1793, qui se double d’une richesse matérielle sous la forme de trois magnifiques reliquaires.

Le plan de la chapelle primitive était celui de la « croix latine », peu prononcée en raison du faible développement du transept. Elle comportait trois nefs, la nef principale étant flanquée de deux chapelles absidiales dédiées à la Sainte-Trinité et à Notre-Dame. Le chœur était légèrement incliné à gauche, comme dans beaucoup d’églises construites à cette époque sur le même plan, par référence à l’inclinaison de la tête du Christ expirant en croix.

 Au XVe siècle, les bas-côtés furent élargis, au niveau de la troisième travée, par la construction de deux chapelles latérales de style gothique constituant une sorte de faux transept à la chapelle primitive. Celle située à droite (au sud) date probablement du début du XVe siècle (début du gothique) ; elle s’ouvre par une baie en anse de panier ; elle est voûtée sous quatre bandes d’ogives et éclairée par deux fenêtres tréflées ; primitivement placée sous le patronage de Saint-Crépin, elle est devenue « chapelle Saint-Georges« . La construction de la chapelle de gauche est nettement postérieure à celle de la précédente. Elle porte en effet la marque d’un gothique plus avancé. Voûtée d’ogives avec liernes et tiercerons, elle est éclairée par une baie à « rampage flamboyant » annonçant le gothique du même nom. Primitivement dédiée à « Messire Saint-Antoine », elle porta successivement les vocables de « Vigier » et de « Saint-Aubin » ; elle est devenue la « chapelle de la Sainte-Croix » depuis le 12 juin 1791, date à laquelle le maire de Bourbon y fit transporter les Reliques conservées jusqu’alors dans la Sainte-Chapelle du château.

Entre 1845 et 1851, d’importants travaux d’agrandissement et d’aménagement furent entrepris sous la direction de M. Esmonnot, architecte du département de l’Allier. Les chapelles absidiales disparurent. L’église fut prolongée par un nouveau chœur profond, précédé de deux travées et entouré d’un déambulatoire flanqué de trois chapelles rayonnantes. A l’issue de ces travaux, les dimensions de l’église furent portées à 52 mètres de long et 14m40 de large. 

Entre 1871 et 1880, les bras du transept furent prolongés par deux chapelles au plan semi-circulaire : la chapelle de la Sainte-Vierge en 1872, la chapelle du Sacré-Cœur en 1879.

C’est en 1732 que la chapelle primitive devint officiellement église paroissiale, à la suite de l’ordonnance de déclassement de l’église Saint-Germain par l’archevêque de Bourges, le cardinal de la Rochefoucaud. A cette date, il y avait déjà longtemps que l’église Saint-Germain était tombée en désuétude, et c’est en 1635 qu’eut lieu à l’église Saint-Georges le premier baptême, et en 1645 le premier enterrement.

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